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Let me breath

3mOtiOnal-rOck

Une petite rose qui veut juste s'épanouir mais la lumière manque ... éclaire moi ...
# Posté le dimanche 03 février 2008 09:44

4° One-shot

4° One-shot
Genre : je sais pas vraiment comment dire ça donc ... à vous de juger

Auteur : Holifeno

Particularités : POV Bill.

Crédits : Bill n'est pas à moi, dommage -_-"


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Parce qu'on ne vit qu'une fois, Bill ...


POV Bill


Elle est là. Sur mon lit. Elle l'a refait. J'ai beau lui dire d'arrêter cette merde, elle ne le fera pas. Je le sais. Je n'ai jamais su pourquoi elle le fait. Je ne cherche pas. Je ne lui pose pas la question comme elle, elle ne m'en pose aucune.

- Parce qu'on ne vit qu'une fois, Bill ...

C
'est tout ce qu'elle m'a dit. Je m'en contente. Je ne juge pas. Je viens m'asseoir près d'elle comme tous les soirs. Oui, car tous les soirs, elle vient dans ma chambre. C'est un secret, chut .... Comme tous les soirs, je lui demande ce qu'elle fait de la journée et à chaque fois, elle ricane, me regarde et dit :

- Rien de plus qu'hier et rien de moins que demain ...

Moi, je ne la regarde pas. Pourtant, je sens son regard parcourir tout mon être.

- Et toi ? me souffle-t-elle.

Moi ? C'est la première fois qu'elle me pose une question malgré le fait qu'on se connait, même si je ne sais rien d'elle, depuis une semaine. Je souris.

- Moi ... moi j'ai essayé de vivre ...


Je la regarde enfin. Elle est belle. Belle mais pale. Plus pale que moi. Et ses cheveux ébènes ainsi que ses lèvres rouges contrastent violemment avec ses paleur morbide de sa peau. Ses bras sont rouges. On dirait qu'elle s'est fait piquer par des moustiques. Moustiques mortelles et volontaires. Je vois en elle toute la beauté du monde mais pourtant elle porte toute la souffrance que cette beauté peut engendrer.

Elle se lève et s'agenouille devant moi. Me regarde droit dans les yeux. Je frissonne. Elle me sourit. Pose sa main sur ma joue.

- Prend soin de toi ...

Elle se lève. Je la suis du regard et elle part. Mais juste avant de franchir la porte, elle me regarde, me sourit et murmure :

- Ce soir, c'est la dernière fois ...

Sur le coup, j'ai pas compris. Et elle s'en va. Je vais dormir.

POV Narrateur


Un jeune homme se lève. Se douche. Mange avec ses amis. Et là, l'horreur du monde apparait devant ses yeux. Son sang se fige. Les larmes lui montent aux yeux. Il s'éffondre.

Le journal ne peut pas mentir. Sa photo y est.

"Une jeune fille de 17 ans s'est suicidé en sautant du toit du Grand Hotel"


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Ainsi va le monde ... en tout cas, le mien

EDIT

désolé pour les fautes d'orthographe mais je l'ai tapé vite fait ...
# Posté le dimanche 03 février 2008 10:57
Modifié le mardi 19 février 2008 01:26

5° One-shot

5° One-shot
Genre : death / yaoi

Particularités
: - -

Crédits : j'vous préviendrai quand les twins seront à moi -_-"

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- Dit Tom ...
- Quoi ?
- Si un jour je meurt, tu feras quoi ?
- Rien.


Le brun parait choqué de ce que vient de dire son amant. Il se lève, les larmes aux yeux et court, loin.
Il arrive bientôt sur un toit devant lequel s'étend la ville. Il veut lui montrer. Une preuve. Une seule.
Ses larmes s'éteignent sur le pavé, en bas. Il ne veut pas être faible.
Et alors qu'il va sauter ...

- Bill ! Attend !

Cette voix ... il la reconnaitrait parmi mille. Grave, chaleureuse.
Il ne veut pas répondre, seulement sauter. Mais ...

- Attendre quoi hein ? Tu te fous de moi Tom ! ça se voit !
- Je ne me fous pas de toi Bill ...
- Alors ! Alors pourquoi t'as dit ça ?
crie-t-il
- Bill ... un ange ... un ange ça ne meurt pas ... tu es mon ange ...

Le brun le toise du regard. Il veut faire un pas ... vers lui. Mais quelque centimètres de plus en arrière ... un faux mouvement et ...

"Bill Kaulitz, chanteur de Tokio Hotel, est mort en tombant d'un toit, son frère l'a suivit"

Parce que même les anges meurent tous un jour Tom ... et que les mots mal crompris tuent ...




# Posté le mardi 05 février 2008 08:18
Modifié le mardi 19 février 2008 01:24

Je pourrais ...

Petit cadeau pour la St-Valentin qui n'a rien à avoir avec la St-Valentin

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Je pourrais ...

Je pourrais vous raconter pleins de choses. Pleins de choses qu'on ne trouve que chez moi. Et qui font mal. J'ai beau me voir souffrir de jour en jour. Eux, là-bas, ont beaucoup plus mal que moi.
Je pourrais vous raconter des bonheurs, des sourires, et tout plein de « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants » mais, au fond, on le sait tous, le monde ne se résume pas à ça.
Je pourrais vous traduire les joies d'un enfant, les rires d'adolescents, les amours des grands ... mais de cela, on en voit tous les jours.
Je pourrais vous décrire la beauté de l'être aimé, celui qui vous fait chavirer le c½ur, et qui, à n'importe quel instant, vous fait rêver des milliards d'étoiles.
Je pourrais encore vous écrire mes maux et mes chagrins. Mes joies autant que le trop plein de haine dans mon c½ur. Mes plaisirs éphémères scandés par le temps.
Je pourrais vous citer des rimes touchantes, qui, en les entendant, vous transperce le c½ur et vous glace le sang jusqu'à ce que vous mettiez fin à vos jours.
Je pourrais me lamenter sur tout et sur rien, surtout sur rien, de ce qui se passe dans le monde ... vous me lirez ... vous saurez me montrer à quel point c'est beau l'espoir, et moi, je vous montrerai à quel point le monde peut être d'une cruauté infâme et d'une beauté éternelle ...
Alors vivons ...
# Posté le vendredi 15 février 2008 14:22
Modifié le mardi 19 février 2008 01:27

Petit coin de paradis

Petit coin de paradis
C'est un texte pour la semaine de la francophonie. Je participe au concours en faite. Donc, j'aimerai bien avoir vos avis, positifs et/ou négatifs.

P.S : le thème cette année est "rencontre".

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Petit coin de paradis



La porte s'ouvre. Une jeune femme d'une vingtaine d'années en sort, en refermant l'appartement derrière elle. Elle se dirige vers l'ascenseur et appuie sur le bouton. Comme prévu, la porte ne s'ouvre pas. Elle s'acharne alors sur le bouton comme si l'ascenseur va arriver plus vite ... cela ne sert à rien ... et elle le sait.
Au bout de quelques minutes, l'entrée s'ouvre enfin. Elle s'y engouffre. Direction le hall.

La sonnerie retentit et elle sort de cet espace étroit où elle a commencé à s'étouffer. Elle ne l'a jamais dit à personne mais elle est claustrophobe. Elle se dirige vers la sortie où le concierge, en la voyant, lui fait un sourire coincé, mais ça, elle y est habituée. Pour la peine, elle n'y répond pas et préfère sortir de l'immeuble. La pluie commence à tomber.

- Un taxi, mam'zelle ?

Elle sursaute et retourne la tête. C'est le concierge. Il n'a jamais eu un accent français correct, ce qui d'ailleurs l'a fait gloussé lors de son déménagement. Origine créole, qu'il lui a confiée.

- Non, c'est juste à côté.
- Oh ! je vois ...

Il lui tourne le dos et retourne à son comptoir. Elle regarde à gauche puis à droite et traverse en courant, non sans les klaxons des automobilistes. Elle continue sa route vers la droite pour rejoindre ce « petit coin de paradis », Place de Clichy.
Les lampadaires s'allument sur sa route. Peu de personne circulent en ce mois d'hiver pendant lequel un vent froid, presque glacial, traverse Paris. Malgré qu'elle soit à moitié mouillée, elle marche d'un pas léger. Le piano-bar est à une trentaine de minutes. Dès fois, une brise plus ou moins légère vient chatouiller et soulever ses longs cheveux blonds. Sur sa route, les boutiques commencent juste à fermer leur porte.

Bientôt, elle entre dans l'établissement, et en la voyant, un jeune homme, prénommé Lucas, lui sourit. Comme tous les soirs depuis maintenant deux mois, elle s'assied près de la fenêtre, sans bruit. A cette heure, peu de gens fréquentent cet endroit. En face d'elle, juste un couple d'adolescents qui entame un palabre bruyant sur le pourquoi du comment de leurs notes respectifs en cours.

- Bonjour Katrin !

Elle sursaute encore. Décidemment, elle ne fait que ça de la journée.
Lucas, c'est l'un des serveurs. Elle le connaît depuis qu'elle vient ici. Grand, brun, il a l'habitude de lui faire un sourire en coin comme elle les aime. Elle ne connaît rien de lui, à part qu'il a dix-neuf ans, qu'il est d'origine algérienne et qu'il est à Paris pour ses études en géologie. D'ailleurs, il travaille ici pour pouvoir payer une partie de son loyer.

- Bonjour Lucas, répond-t-elle un sourire accroché aux lèvres.
- Alors ! Ce sera quoi pour aujourd'hui ?
- Je sais pas ...

Comme tous les jours, elle n'a que cinq euros sur elle. Avec vingt euros par mois, loyer et repas non compris, ce n'est pas évident, et pourtant, elle ne s'en plaint pas.
Elle soupire. Il lui reste trois jours avant de recevoir ces vingt euros auxquels elle tient tant.

- Je ne prends rien, merci ... souffle-t-elle.

Lucas n'insiste pas. Il connaît la situation financière de Katrin.
La sonnette de la porte résonne et elle voit entrer un jeune homme blond, plutôt grand. Il a de longues dreadlocks châtains, sous une casquette. Elle le regarde s'attabler près d'elle. Un serveur, dont elle ne connaît pas le nom, s'approche de l'arrivant.

- Vous prenez quoi ?

Le jeune homme relève la tête et le toise du regard.

- Euh ..., hésite-t-il, un coca s'il vous plait.
- Très bien.

Le serveur repart la commande en main. Katrin ne sait pas pourquoi, mais ce jeune homme la fascine, et elle le fixe, pas vraiment discrètement.
Il a le teint plutôt mat. Sous sa casquette, un bandeau lui recouvre tout le front. Ses traits fins contrastent violemment avec ses vêtements deux fois trop grands pour lui car, comme presque tous les jeunes de nos jours, il porte un large T-shirt blanc imprimé qui peut faire robe de chambre et un baggy où l'on peut rentrer à trois.
Il se tourne brusquement vers elle. Elle détourne les yeux et rougit. Lui, la dévisage à son tour.
Katrin est de profil. Sa tête repose sur sa main droite tandis que de sa main gauche, ses longs doigts fins sont en train de retourner mille fois un stylo. Ses cheveux blonds coupés dégradés recouvrent la moitié de sa figure. Il sourit.

La commande du jeune homme arrive. Katrin le remarque, même sans regarder dans sa direction.

- Je peux ?

Elle tressaille. Tenant la chaise devant elle, se tient le jeune homme qui, quelques minutes auparavant, l'a captivé.

- euh ... oui, bien sûr ... rougit-elle.

Il s'assied en posant sur la table deux verres et une bouteille de coca.

- Je m'appelle Tom, lui informe-t-il.

Elle le regarde surprise. Son accent ....

- Moi c'est Katrin, sourit-elle.
- Vous voulez du coca ... Katrin ?
- Non merci

Ledit Tom lui sourit de toutes ses dents, Katrin remarque alors qu'il a un piercing au niveau de la lèvre inférieure à gauche, ce qui accentue un peu plus son charme.

- J'ai quelque chose sur le visage ?

Elle tressaute avant de détourner les yeux et de prendre une couleur tomate.

- euh ... non ...
- vous avez l'air ... comment dire ... gênée !
- pas du tout ! objecte-t-elle, en le regardant en face.
- Ne me mentez pas ! vous rougissez toujours !
- N'importe quoi ! je ne vous suis tout simplement pas apprivoisée
- Pardon ? demande-t-il en levant un sourcil.
- Vous n'êtes pas Français ... je me trompe ?

Tom ricane puis finit son verre de coca avant de la regarder droit dans les yeux. Sur le coup, Katrin aperçoit une pointe de malice et de fierté dans son regard plus que charmeur.

- Vous êtes sure que vous ne voulez pas de coca ? retente-t-il d'une voix grave et un sourire en coin.
- Euh ... sure et certaine ... mais vous n'avez pas répondu à ma question !
- Oh ! mais vous y tenez on dirait ! que je sois Français ou non, on s'en fout non ? s'exclame-t-il en levant les bras vers le ciel.
- Et vous, vous tenez à votre coca !
- Oui ... bref ! je réponds et vous prenez du coca, ok ?
- Si ça vous fait plaisir ...
- Très bien ! Tout d'abord, tutoie-moi ! je pense qu'on a le même age donc pourquoi se vouvoyer ! Bref, là n'est pas la question !

Il marque un temps de pause pendant lequel il dévisage Katrin et lui sourit encore une fois, seulement, cette fois-ci, la blonde ne rougit pas, elle attend sa réponse bien qu'il soit presque évident.

- Alors ?
- Oui ... alors !
- Ne tournez pas autour du sujet !
- Tutoie-moi je t'ai dit !
- Si tu veux ! alors ?

Il soupire, se verse du coca et boit tout le verre en une traite.

- Je suis Allemand, révèle-t-il enfin.
- Ah ! J'en étais sure ! crie-t-elle avec un sourire jubilatoire arrachant un soupire bruyant à son interlocuteur.
- Comment ça, tu en étais sure ?
- Bah ... je reconnais quand même l'accent allemand !
- Hey ! Je parle bien français quand même !
- Ça peut aller !
- Et alors ! au moins je le parle !
- Si tu veux de ...
- Du coca ? coupe-t-il

Katrin soupire à cette proposition, il ne lâchera donc jamais l'affaire ? Mais, il est évident que ce Tom ne manque pas de tact, et que, quoiqu'elle fasse, il ne renoncera pas.

- Oui, lui répond-elle.
- Ah ! enfin !

Il lui verse un verre entier qu'elle absorbe en une seule fois. Puis, elle regarde à travers la fenêtre. La petite averse de tout à l'heure s'est transformée en une grosse pluie. La rue est déserte, même pas un chat. Comment va-t-elle rentrée ? Elle ne le sait pas, au fond, elle est bien ici. Tom, quant à lui, ne se soucie guère de ce genre de chose, il dispose d'une voiture garée juste devant le café, il va être un peu mouillé, certes, mais cela lui importe peu.
Un silence gêné s'installe entre eux. En faite, ni l'un ni l'autre ne sait quoi dire. Katrin torture toujours le pauvre stylo entre ses doigts alors que Tom, lui, semble porter une grande attention à son verre vide.

- En faite, reprend Katrin toujours en regardant la rue, que peut bien faire un Allemand comme toi en plein Paris en hiver ?
- J'étudie, lui dit-il en s'affalant sur la table.
- Ah ! il n'y a pas de bonnes universités en Allemagne ? se moque-t-elle en reportant son regard sur le châtain.
- Mes parents ont déménagé ici, réplique-t-il toujours passionné par son verre.
- D'accord ... et tu étudies quoi ?

Tom se redresse et lui sourit.
Près d'eux se trouve un rhizome dans un pot de terre, sans esthétique certes, mais Tom le fixe avec l'un de ces sourires dont lui seul a le secret.

- ça ! répond-t-il en montrant le rhizome du doigt.
- Ça ?
- Oui !
- Tu te fous de moi ?
- Non, pas du tout ! j'étudie la botanique !

Sans savoir pourquoi, Katrin explose de rire, ce qui lui vaut un regard d'incompréhension du jeune homme en face d'elle.
Peu à peu, elle se calme et regarde son interlocuteur avec amusement.

- avec ton look, tu es étudiant en botanique ?
- euh ... comment vous dites déjà, vous, les Français ... l'habit ne fait pas le moine !
- je ne suis pas Française !
- ah bon ?
- oui ...
- et ... tu es quoi alors ?
- Autrichienne !
- Attends deux secondes ... toi ! Autrichienne ! tu as un accent français pourtant ! s'exclame-t-il avec surprise.
- Parfaitement monsieur ! je suis née en Autriche et j'ai vécu en Autriche ! je ne suis ici, moi aussi que pour mes études en art !
- Pourtant, on dirait pas !
- Ma mère est française, avoue-t-elle.

Tom sourit, vide la bouteille de coca et sirote son verre.

- donc, continue-t-il, tu parles Allemand ?
- oui !

Il finit son verre, et se lève.

- je vais aux toilettes, éclaircit-il.

Katrin sourit. Elle ne sait pas pourquoi mais ce singulier personnage l'attire. En peu de temps, une passerelle s'est formée entre eux, et, cela lui fait plaisir. Tom a une personnalité vive et charmeuse, contrairement à elle. Peut-être que c'est cela qui la fascine. Ou peut-être bien son visage presque angélique avec son look trompeur ? Mais au fond, elle s'en fout royalement.
Tom revient, toujours le sourire accroché aux lèvres. Il s'assied et voit que Katrin ne le remarque pas. Elle semble plongée dans des pensées tellement profondes que ses sourcils sont plissés et elle fixe la rue ou quelque chose de ce côté. Le sourire de l'étudiant s'agrandit encore plus.

- tu as perdu ta boussole ? interroge-t-il.

La jeune femme sursaute et regarde le châtain d'un air interrogateur.

- pardon ?
- c'est une expression directement traduite de l'allemand, du Länder d'où je viens.
- Oh ! je vois ... et ... ça veut dire quoi ?
- On dit ça quand quelqu'un à l'air très pensif, explique-t-il, comme toi tout à l'heure.
- Et ... je suis censée répondre quoi ?
- Rien justement, rit Tom.

Katrin le regarde, surprise. Dehors, le temps s'est calmé. Il fait nuit et les lampadaires n'éclairent la rue que partiellement. Elle jette un coup d'½il son bracelet-montre avant de constater avec regret qu'il est à peu près dix-neuf heures trente et qu'il faut qu'elle rentre chez elle avant l'arrivée de son colocataire car celui-ci n'a pas de clé. Elle se lève donc brusquement arrachant un hoquet de surprise à Tom.

- Excuse-moi, mais je dois partir.
- Avec ce temps ?
- Oui ... ça ne fait rien, je dois rentrer maintenant.

Sans attendre une réponse, elle se précipite vers la sortie, mais à peine elle le franchit qu'elle sent une pression se faire sur sa poignée droite. Elle se retourne brusquement et voit Tom.

- Tu ne veux pas que je te raccompagne ? lui sourit-il.
- Je ne veux pas te déranger.
- Mais non ! tu ne me déranges pas du tout ! au contraire ...
- Euh ... t'es sûr ?
- Oui !
- D'accord !
- Ok, le temps que j'aille payer l'addition !

Il la lâche et se dirige vers la caisse où il paye vite sans attendre la monnaie. Il retourne près de Katrin. Quand il est arrivé à sa hauteur, il rapproche alors dangereusement son visage de celle-ci. Le c½ur de la blonde bat à cent à l'heure. Le jeune homme s'approche son oreille.

- Tu vois la voiture en face ? dès que j'ouvre cette porte, je veux que tu courres vers là-bas le plus vite possible pour ne pas être mouillée ok ? lui murmure-t-il à l'oreille, de son souffle chaud et calme, ce qui vaut des frissons à la jeune femme.
- Euh ... oui ... rougit-elle.

Comme dit, il ouvre brusquement la porte, ce qui fait entrer un courant d'air dans la salle. Katrin et lui s'engouffrent vite dehors et se dirigent vers la voiture où ils entrent, à peine mouillée.
La pluie frappe les vitres et les rues sont vides. Sachant la route glissante, Tom conduit donc doucement. Il s'informe vite fait de l'endroit où loge l'Autrichienne.
Un silence pesant se fait ressentir. De toute façon, ils n'ont rien à se dire, et Tom est trop occupé à essayer de discerner la route. Katrin, quant à elle, rêvasse en regardant par la fenêtre.
Au bout d'une quinzaine de minutes, la voiture se stoppe. Les deux passagers se regardent un moment, sans rien dire. Malgré la lumière presque totalement absente, Katrin constate le sourire triste de Tom. Elle détourne les yeux un moment.

- Merci, murmure-t-elle
- De quoi ?
- Pour la conversation ... le coca ... et ... le reste.
- C'est tout à fait naturel, miss.

Elle soupire avant de le regarder.

- Je pense qu'on ne se reverra plus ...
- Pourquoi ça ? questionne Katrin en plissant les sourcils.
- Je pars dans quatre jours pour les Etats-Unis ... je ne reviendrai plus ici ...

Son c½ur rate un battement. Sans savoir pourquoi, elle ne veut pas qu'il parte. Elle veut le découvrir, ce Tom. Et pourtant, ce n'est pas comme si elle pouvait faire quelque chose contre son départ. Mais elle ne dit rien. Tom remarque sa tristesse, il s'en veut intérieurement mais c'est ça la vie. Des rencontres, des flirts et des départs. Il connaît ce sentiment.

- Au revoir, souffle Katrin avant de sortir de la voiture et d'entrer dans l'immeuble.

Tom n'a pas eut le temps de lui répondre.

- Adieu ... Katrin, soupire-t-il, plus pour lui-même.

La voiture démarre et quitte cette rue à tout jamais.

Demain, une jeune femme, blonde, vingt ans et se prénommant Katrin, se réveillera, le souvenir de cette soirée dans la tête. Elle essayera de tout oublier mais ce sera peine perdue. Elle fera alors comme tous les jours : université, piano-bar, seule. Demain, elle ne sera pas à sa table d'habitude. Et les autres jours d'après non plus d'ailleurs. Non, elle s'assoira à sa table, à Tom. Et elle n'oubliera pas sa voix, ses sourires accrocheurs, ses gestes fluides, son coca, son parfum quand il lui a murmuré à l'oreille. Elle ne l'oubliera pas tout simplement.
Tom, de son côté, partira dans quatre jours pour les Etats-Unis. Pendant les quatre jours derniers jours à Paris, il pensera à elle. A ses rougissements répétitifs, à ses sourires, à ses mots, à ses mains, à son odeur quand il s'est approché d'elle et à son « au revoir » qui a été pour lui un adieu, le premier et le dernier. Et, comme par hasard, il aura une soudaine passion pour l'art et pour l'Autriche.

Tous les deux continuent leurs vies chacun de leurs côtés sans savoir que dans quelques mois, le destin les amènera à se revoir dans un piano-bar, quelque part à New York. Sans savoir qu'ils s'embrasseront pour la première fois en plein Central Park. Qu'ils vont se marier à la cathédrale de Notre-Dame à Paris. Et qu'ils mourront ensemble dans un accident de voiture, laissant leurs deux enfants orphelins. Mais, pour l'instant, ils vivent tout simplement au présent, en essayant de faire avec leur passé respectif et en espérant voir l'autre apparaître au bout de la rue dans un futur proche ...


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Comme vous pouvez le lire, je n'ai aps pu m'empêcher d'insérer du Tokio Hotel même dans un texte officiel ...

bref, vous en pensez quoi ?

EDIT :


j'ai changé quelque truc ...
# Posté le dimanche 17 février 2008 05:15
Modifié le mardi 19 février 2008 01:43

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